Le regard de l'autre a un pouvoir immense — celui de nous définir si on le laisse faire. Apprendre à s'en affranchir, c'est reprendre la paternité de sa propre vie. Il y a un regard que nous portons sur nous-mêmes avant même de nous regarder dans un miroir. Un regard...

Ce matin, en buvant mon café —
comment je suis devenue coach
Devenir coach en développement personnel n'était pas une évidence. C'était une nécessité intérieure — celle d'une femme qui a traversé ses propres ombres avant d'accompagner les autres vers leur lumière.
On ne choisit pas vraiment de devenir coach. On finit par comprendre que toute une vie nous y préparait — en silence, par l'épreuve, par la quête de soi-même.
Ce matin, en buvant mon café, je réfléchissais à ce que signifie être coach en développement personnel — et à la façon dont on partage cela avec les autres. La vérité, c'est que cela ne s'explique pas facilement. Ça se ressent. Et pour que vous le ressentiez, il faut que je vous raconte d'où je viens.
Devenir coach a-t-il été une évidence ? Non, pas du tout. J'ai mis du temps à franchir le pas. Après une quinzaine d'années en tant que formatrice, passer de la posture de "sachant" à celle d'accompagnatrice ne s'est pas fait de manière automatique. Et pourtant, quelque chose en moi savait. Ma vie m'y préparait depuis longtemps — bien avant que je le comprenne.
Sartre disait que l'existence précède l'essence — qu'on ne naît pas avec une nature figée mais qu'on se construit par ses choix, ses actes, ses traversées. C'est exactement ce que j'ai vécu. Je ne suis pas devenue coach par vocation immédiate. Je le suis devenue par nécessité intérieure, par accumulation d'expériences, et parce qu'à un moment, ne pas l'être n'était plus possible.
L'enfant qui défendait les autres
Enfant, j'étais celle qui défendait les plus faibles dans les cours de récréation. Puis j'ai moi-même connu la posture de celle qui avait besoin d'être aidée. Ces deux expériences — protéger et être vulnérable — ont posé les premières pierres de ce que je suis aujourd'hui.
Dans ma famille, le silence était une règle d'or. Alors j'ai appris à me débrouiller seule. À faire face aux difficultés sans aide et sans jamais baisser les bras. Je tiens cela des générations de femmes avant moi — qui savaient que la résilience n'est pas une option. L'histoire de notre peuple est marquée par la déshumanisation, la violence, le rejet — qui se perpétuent encore aujourd'hui, à l'intérieur de la cellule familiale et de la société, sous différentes formes.
Ce silence familial avait un coût. Il m'a appris la solidité — mais aussi l'isolement intérieur. Et c'est précisément cet isolement qui allait, des années plus tard, me mettre face à moi-même.
La boîte à double tour — ou comment j'ai géré mes émotions pendant des années
La gestion des émotions ? Pendant longtemps, j'ai fait simple : je les enfermais dans une boîte à double tour pour les oublier. Il fallait encaisser plutôt que crier ou pleurer. Ça faisait moins mal — du moins en apparence.
Sauf que quand on enferme les émotions, on ne s'en libère pas vraiment. La nature ne fait pas de tri. Si on s'éloigne d'une émotion, ce n'est jamais d'une seule — mais de toutes les nuances d'une même gamme. La tristesse et la joie partagent le même spectre vibratoire. En fermant l'une, on s'éloigne aussi de l'autre.
J'étais plutôt stable — signe et ascendant fixes, comme on dit en astrologie — mais profondément séparée de mes émotions et de mon corps. Et voilà l'ironie : je ressentais tout ce que les gens autour de moi ressentaient. Inconsciemment. Ce qui créait une confusion permanente — je ne savais jamais quelle émotion était vraiment la mienne.
La découverte — être empathe
Un jour, quelqu'un me fit une remarque qui déclencha en moi le désir d'en savoir plus sur mes émotions. C'est dans ce chemin vers moi-même que j'ai découvert quelque chose de déstabilisant — je suis empathe. Non pas au sens romantique du terme, mais au sens où je capte et absorbe les émotions des autres sans filtre.
Être empathe ce n'est pas une compétence qu'on développe. C'est une porosité. On devient le réceptacle de la psyché de l'autre — et sans qu'aucun des deux ne le décide vraiment, quelque chose de lui apparaît. Se révèle. Pas parce qu'on l'a cherché. Parce que c'est ainsi que ça fonctionne.
Le plus souvent c'est inconscient — pour l'un comme pour l'autre. Jung, dans son travail sur l'individuation, explore cette porosité émotionnelle — cette façon dont certains d'entre nous portent inconsciemment ce que les autres ne peuvent pas porter seuls. Maintenant que je le sais, je peux voir venir. Mais c'est toujours en faisant qu'on découvre. La théorie ne remplace jamais l'expérience.
Bien que l'empathie soit précieuse dans l'accompagnement, être empathe non maîtrisée est davantage une punition qu'un don. C'est ce chemin de maîtrise — lent, exigeant, nécessaire — qui m'a conduite vers le coaching.
L'individuation — Jung, Krishnamurti et le chemin vers soi
C'est à ce moment que j'ai commencé ce que Jung appelle l'individuation — ce processus par lequel on devient pleinement soi-même en intégrant toutes les parties de sa personnalité, y compris les parts d'ombre. Ce n'est pas un chemin confortable. Mais c'est le plus libérateur.
À mesure que je progressais, je me reconnectais à mon corps, puis à mes émotions. Ce processus s'est étalé sur plusieurs années — non pas de manière linéaire, mais par vagues, par ruptures, par révélations soudaines.
La méditation m'a guidée. Et c'est la découverte de Krishnamurti — qui nous place au centre du tout, sans maître, sans doctrine, dans une observation pure de ce qui est — qui a marqué le début d'un vrai changement. Il ne s'agissait plus de comprendre intellectuellement. Il s'agissait de regarder, d'observer, de laisser partir. J'ai appris à ne plus refouler les émotions mais à les accueillir comme des passages.
"La vérité est un pays sans chemin. On ne peut pas y accéder par une religion, une philosophie ou une secte." — Jiddu Krishnamurti
C'est cette liberté-là qui m'a permis de construire une approche qui me ressemble — sans me conformer à un seul cadre, sans renier aucune de mes intuitions.
La colère comme partenaire
Quant à la colère — je la connaissais bien, elle aussi. Des années de frustrations, à faire plaisir aux autres plutôt qu'à moi-même, m'avaient éloignée de moi-même et remplie d'une sourde rancœur. C'est l'une des parts d'ombre dont parle Jung — ces émotions que l'on refoule et qui finissent par gouverner sans qu'on le sache.
Avec le temps et la pratique, j'ai appris à la regarder autrement — non comme une honte à éradiquer, mais comme une partenaire fidèle, prête à défendre mes valeurs si nécessaire. Sans me laisser contrôler par elle. Un peu comme un judoka qui maîtrise son ippon : il sait qu'il peut faire face à l'adversité. Il n'a plus besoin de le prouver.
À mesure que je me suis défaite du regard de l'autre, j'ai gagné en assurance. J'ai pris des risques — la natation, la danse, se lancer des défis et les atteindre. Surmonter la peur de l'eau, si caractéristique des descendants d'esclavagisés. Danser devant un public. Exister pleinement. Ces petites victoires m'ont appris que le corps, lui aussi, a une mémoire — et qu'on peut lui en écrire une nouvelle.
Le plus grand risque — devenir coach en développement personnel en Martinique
Être coach est mon plus grand risque. Je change de domaine et de posture. Je suis davantage dans l'écoute que dans le dire. Fini le bavardage — place au silence et à la profondeur. Fini le rôle de victime. Je suis responsable de mes choix et je les assume.
Sartre disait que l'existence précède l'essence. Qu'on n'est pas défini par ce qu'on est à la naissance, mais par ce qu'on choisit de faire de soi. Devenir coach en développement personnel en Martinique, c'est exactement ça — un choix. Assumé. Même quand il dérange. Même sur une île où tout le monde se connaît et où l'on vit souvent caché des autres pour se préserver.
Associer l'astrologie, le Human Design ou la cartomancie au coaching n'est pas courant ici. On les relie à l'ésotérisme, pas au développement personnel. Certains pourraient croire que c'est une contradiction — que lire une carte natale, c'est accepter un destin figé, en opposition directe avec Sartre. Mais non. La carte révèle le terrain — c'est toujours nous qui choisissons comment le traverser. L'existence reste première. Les étoiles ne décident rien.
J'intègre bien sûr les outils traditionnels du coaching — PNL, Analyse Transactionnelle, Psychogénéalogie. Mais ce sont les outils de l'invisible qui vont à l'essentiel. Rapidement. Profondément.
Bien sûr, chacun choisit l'outil avec lequel il est en résonance. Et si aucun ne convient, on passe son chemin. L'essentiel est de trouver ce qui parle à votre structure profonde — ce qui vous permet de vous voir, de vous comprendre, et de choisir qui vous voulez devenir.
Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Sartre, Jung, Krishnamurti — trois chemins différents vers la même vérité : on se construit. On ne se subit pas. Et quand on commence à se voir clairement, on peut enfin choisir.
"Ce que la vie m'a appris avant de devenir coach en développement personnel, c'est que la transformation ne s'enseigne pas. Elle se vit — et on peut ensuite accompagner les autres à la vivre à leur tour." — Lyvia A.S · Équilibre Tropique, Martinique
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Mes immersions vous accompagnent dans ce chemin vers vous-même — avec douceur, profondeur et les bons outils.
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Je suis Lyvia AS, votre guide d'immersion
Coach · Développement Personnel · Martinique
J'accompagne celles qui veulent s'aligner avec leur moi profond — se confronter à leurs ombres, leurs peurs, et découvrir les pépites qui se cachent derrière.
Ta vie t'appartient. Toi seule peut faire jaillir ta lumière.

